Je me sens à l'ouest. Comme si tout était déjà joué, à treize ans. Alors que bordel il me reste tellement de choses à vivre, rien est encore fait; tout peut changer. Ca me fait peur pourtant, le changement. C'est contradictoire mais ça me semble tellement clair. J'essaye trop de m'identifier à ce que je vois à travers un putain d'écran. Il me suffit de quelques phrases, celles-ci inventées par un scénariste, qui ne devraient pas prendre autant de proportions, mais j'y peux rien, je suis bien trop influençable, j'en prends conscience, c'est sûr.
Je regarde d'en bas ce que ces acteurs ont passé des années à mettre en scène. Mettre en scène; la réalité, c'est un autre monde. Ils croient qu'une bande d'amis peuvent se retrouver 4 ans plus tard, croyant que leur vie est en péril et boum boum patatras, tout s'arrange? Qu'il suffit juste de laisser la magie de l'amour opérer? Et bien j'y crois aussi, tout compte fait, ils ont peut-être raison.
Et puis pourquoi ça, comme ça? Pourquoi moi, hein? Les grandes questions qui servent à rien parce que leur réponse est inexistante me direz-vous. Et puis merde, je la trouverez quand même cette réponse, peut importe les obstacles à franchir. Parce que je le veux, c'est simple .. ou du moins, ça parait simple.
J'ai abandonné l'idée de la belle princesse, à 5 on idéalise l'avenir, tout est rose et en bonbons, tout le monde il est beau tout le monde il gentil. Ca m'arrive de voir encore le monde comme ça, tu sais. Oublie ce que j'ai dit, à treize ans, on idéalise toujours un peu trop l'avenir.
Tu ne dois plus rien y comprendre, là, j'imagine, je suis un peu dure à suivre, je trouve aussi. Et il ya beaucoup de chances qu'on ne soit pas sur la même longueur d'ondes; vous, vous vous direz que je regrette tout, alors que loin de là, c'est juste que l'avenir me fait peur, ouais, que j'ai la vague impression de ne rien contrôlez et que je me mets à pleurer devant les films, ou tout est toujours parfait.
C'est comme si tout ne tenait qu'à un fil. Comme si au moindre coup de vent ça s'effondrerait. J'aurais cru que tout pouvait traverser des rafales, et que rien ne changerait jamais. Que je colorierais toujours des Mickey&Minnie à 40 ans, et en fait on évolue sans s'en rendre compte jusqu'au jour où .. jusqu'à un certain jour. Quand on se rend compte qu'on ne fait plus 1m20, mais 1m70. Jusqu'au jour où on se retrouve en troisième humanité, jusqu'au jour où on devient encore un peu plus grand, en fait.
Je n'ai pas la vie de Machin-truc de telle série. Et j'ai pas envie de leur vie toute faite et calculée à la seconde près. Je sais plus où j'en suis à vrai dire. Je me contredis à chaque mot que j'écris. Je change d'avis comme de chaussette. Faut pas chercher à comprendre
Hé, the Queen, t'en a pas marre d'être mise sur un piédestal?
C'est assez énigmatique, cette impression, ces mots, ces idées. J'ai des sautes d'humeur à longueur de journée, c'est chiant. Chiant parce que j'arrive plus à suivre, moi même, chiant parce que bordel, je devrais pas écouter Jet un vendredi soir, parce que demain une journée de malade m'attend avec des gens géniaux, et qu'en attendant je vais pas tarder à publier un article que je veux absolument pas relire.
Je veux écrire un livre
Bonne soirée, au passage